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Votre logement peut vous rapporter de l'argent : voici comment

Diffusé le 18 juillet 2026·3 min·GroupeM6
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Location courte durée, chambre chez l'habitant ou échange de maisons : Michel Morgado détaille les solutions pour rentabiliser votre résidence principale en 2026.

Il existe plusieurs solutions souvent méconnues pour rentabiliser votre résidence principale : la louer ponctuellement pendant vos vacances, proposer une chambre chez l'habitant, ou encore opter pour l'échange de maisons. Dans ce nouvel épisode de « 100% Immo », Michel Morgado détaille ces alternatives pour générer des revenus complémentaires ou faire des économies substantielles.

Comment fonctionne la location courte durée pendant les vacances ?

C'est une solution très intéressante lorsque votre maison reste vide pendant plusieurs semaines. Au lieu de la laisser inoccupée, vous pouvez la proposer sur des plateformes de location saisonnière (type Airbnb ou Booking).

« En France, si on est par exemple sur un littoral, on peut louer à 1 500 euros la semaine. Sur 3 semaines, ça fait 4 500 euros, ce qui permet de payer des traites au niveau de l'emprunt. »

À Moulins et dans l'Allier, les tarifs sont évidemment différents, mais la demande touristique (notamment autour du CNCS ou du PAL) permet de générer un revenu d'appoint non négligeable.

Le cadre réglementaire en 2026

La loi encadre strictement cette pratique pour éviter les abus :

  • Plafond de nuitées : vous pouvez louer votre résidence principale dans la limite de 120 jours par an. Depuis 2025 (loi Le Meur), certaines communes ont le droit d'abaisser ce plafond à 90 jours par délibération municipale. Au-delà, le logement n'est plus considéré comme votre résidence principale et un changement d'usage est obligatoire.
  • Déclaration en mairie : la généralisation du numéro d'enregistrement est en cours (téléservice national prévu d'ici mai 2026). Ce numéro devra figurer sur toutes vos annonces en ligne.
  • Fiscalité : les revenus tirés de cette location sont imposés dans la catégorie des BIC. Sous le régime micro-BIC, si votre logement n'est pas classé « meublé de tourisme », vous bénéficiez d'un abattement forfaitaire de 30 % sur vos recettes, dans la limite de 15 000 € par an.

Il est également primordial de contacter votre assureur avant de vous lancer, pour vérifier que votre contrat multirisque habitation couvre bien la location saisonnière.

Louer une chambre chez l'habitant : une solution économique et sociale

Si vous disposez d'une chambre inoccupée, la louer à un étudiant ou à un jeune actif est une excellente option. Comme le rappelle Michel Morgado :

« C'est moins cher plutôt que de louer un appartement ou un studio. En plus, on tient compagnie à la personne qui est souvent seule. On peut déjeuner avec. »

Cette solution présente un avantage fiscal majeur : l'exonération totale d'impôt sur le revenu, à condition de respecter certaines règles (article 35 bis du Code Général des Impôts).

Pour être exonéré en 2026, le loyer doit rester dans des « limites raisonnables ». Hors Île-de-France, le plafond annuel de loyer (hors charges) est fixé à 157 € par mètre carré. Par exemple, pour une chambre de 12 m² louée à Moulins, vous pouvez percevoir jusqu'à 1 884 € par an (soit 157 € par mois hors charges) sans payer le moindre impôt sur cette somme, à condition que cette chambre constitue la résidence principale du locataire.

L'impact de la fiscalité locale : taxe de séjour et CFE

Avant de vous lancer dans la location de courte durée, il est important de prendre en compte deux éléments fiscaux locaux qui viendront impacter votre rentabilité globale.

La taxe de séjour

Que vous louiez via une plateforme comme Airbnb ou en direct, vous êtes tenu de collecter la taxe de séjour auprès de vos locataires et de la reverser à la collectivité (Moulins Communauté).

Les plateformes numériques se chargent généralement de collecter cette taxe automatiquement au moment de la réservation et de la reverser pour votre compte. Cependant, il est de votre responsabilité de vérifier que cette démarche est bien effectuée, car c'est le propriétaire qui reste légalement redevable en cas de contrôle. Le montant varie selon que votre logement est classé (tarif fixe selon le nombre d'étoiles) ou non classé (pourcentage du prix de la nuitée, souvent plafonné).

La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE)

Dès lors que vous louez un logement meublé de manière habituelle, vous exercez une activité professionnelle au sens fiscal, ce qui vous assujettit théoriquement à la CFE.

Toutefois, une exonération est prévue si vous louez accidentellement une partie de votre habitation personnelle. Mais si l'activité devient régulière (même pour une résidence principale louée l'été), l'administration fiscale peut vous réclamer cette taxe locale. Il est vivement conseillé de se rapprocher du Service des Impôts des Entreprises (SIE) de Moulins pour déclarer votre activité et vérifier si vous êtes redevable ou exonéré de la CFE en fonction de vos recettes annuelles (les recettes inférieures à 5 000 € sont généralement exonérées de CFE minimum).

L'échange de maisons : voyager sans débourser d'argent pour l'hébergement

Lors de son enquête sur le secteur de Moulins, Michel Morgado a rencontré Olivier, qui a opté pour une approche différente : l'échange de maisons.

« Il y a quelques années, j'ai opté pour l'échange de maisons. Les avantages, c'était un cahier des charges optimal, les courses dans le frigo… Un vrai bénéfice économique puisqu'en fait, je n'ai pas eu à débourser d'argent. »

Comment ça marche concrètement ?

L'échange de maisons se pratique via des plateformes spécialisées (comme HomeExchange, leader en France). Il existe deux modes de fonctionnement :

  • L'échange simultané : vous allez chez une famille pendant qu'elle vient chez vous, aux mêmes dates.
  • L'échange différé (système de points) : vous accueillez des membres chez vous, ce qui vous rapporte des points (GuestPoints). Vous utilisez ensuite ces points pour séjourner chez d'autres membres à une date ultérieure.

Sur le plan juridique et fiscal, l'échange de maisons est considéré comme une mise à disposition réciproque à titre gratuit. Bien qu'il n'y ait pas de loyer versé, l'administration fiscale a parfois tendance à considérer l'hébergement reçu comme un « avantage en nature ». Toutefois, dans la pratique, les échanges ponctuels pour les vacances via ces plateformes collaboratives ne font pas l'objet d'une taxation spécifique, ce qui en fait une solution extrêmement rentable pour réduire le budget de ses propres vacances.

Questions fréquentes

Dois-je demander l'autorisation à ma mairie pour louer ma maison pendant mes vacances ?

Oui, la réglementation se durcit. La loi Le Meur prévoit la généralisation d'un téléservice national (d'ici mai 2026). Vous devrez déclarer votre meublé de tourisme en mairie pour obtenir un numéro d'enregistrement, obligatoire sur toutes vos annonces, même si vous louez moins de 120 jours par an.

Que se passe-t-il si je loue ma résidence principale plus de 120 jours par an ?

Au-delà de 120 jours de location par an (ou 90 jours dans certaines communes ayant délibéré en ce sens), le logement perd son statut de résidence principale. Vous devez alors demander une autorisation de « changement d'usage » à la mairie, sous peine d'une amende civile pouvant atteindre 15 000 €.

La location d'une chambre chez l'habitant est-elle imposable si je loue à un touriste de passage ?

Oui. L'exonération d'impôt (plafonnée à 157 €/m²/an en province) ne s'applique que si la chambre constitue la résidence principale du locataire (ou sa résidence temporaire s'il est travailleur saisonnier). Si vous louez à des touristes à la nuitée, ces revenus sont imposables au titre des BIC.

Mon assurance habitation classique me couvre-t-elle si j'échange ma maison ?

Pas automatiquement. Bien que l'échange de maisons soit basé sur la confiance, il est impératif de prévenir votre assureur. Il pourra vous confirmer si votre garantie responsabilité civile et votre couverture multirisque s'appliquent aux « invités » ou s'il faut souscrire une extension temporaire.

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